Des Charlatans. 171pCuple, il auroit eu ceux du citadin ai fe ,de tous les ordres, & prefque de tous lespays. Telle pcrfonne, fenfee a tout autreegard, qui hefitera de confier fa fante a desMedecins dignes d’une entiere confiance ,hafardera, par une folie inconcevable , leremede le plus rifqueux, für la foi d’un pla-card impolleur, publie par un homme auffivil que le Charlatan qu’elle meprife, parcequ’il fait jouer du cor de chafTe fous fa fe-netre, & qui n’en differe cependant que parles circonftances que je viens d’indiquer.
§. 6z6. Il n’y a prefque pas d’annee qu’il"Tie s’accredite quelqu’un de ces remedes ,dont les ravages font plus ou moins grands,a proportion de leur plus ou moins de vo-gue. Peu, heureufement, en ont eu autantque les poudres d’un nomme Ailhaud i ha-bitant d’Aix en Provence , & indigne dunom de Medecin , qui a inonde l’Euro-pe, pendant quelques annees, d’un purgatifäcre , dont le fouvenir ne s’eteindra quequand toutes fes vi&imes auront Hni. Jefoigne, depuis long-temps, plufieurs mala-des, dont j’adoucis les maux, fans efpererde les guerir jamais, & qui ne doivent lestriftes jours qu’ils coulent qu’a l’ufage deces poudres; & j’ai vu, depuis tres-peu detemps , deux perfonnes que ce poifon atuees cruellement. Un Medecin Francois,aufli celebre par fes talents & fes connoif-fances, que recommandable par fon carac-tere , a publie quelques-unes des finiftreseataftrophes que fon ufage avoit occafion-
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