J1 E L A U G U E U R. Z49gement doit avoir. Les derangements del’eftomac font funeftes a U fantö, mais ilsne font pas tous de la memc efpece, nipris de la: il y en a de trks-oppofes les unsaux autres; & les confcils generaux qu’onpeut donner avec quelque confiance, fe re-duifent a un aflez petiu nombre.
C’eft dans ce cas que l’obfervation dela diete eft la plus importante. Le regime nepeut pas etre trop fimple ; !a mafticatior»la plus exaöe doit diminuer l’ouvrage del’eftomac. Tous ceux qui l’ont foible, doi-vent eviter les aliments gras, fales, fumes,venes , vifqueux ; les cr^mes , les patifle-ries , les fritures , les viandes de cochon ,d’oie , de canard , de fauve , & en generaltous les aliments, qui, fans etre indigef-tes, les auront incommodes plufieurs fois,puifque les eftomacs foibles font fujets ades bizarreries , qui font qu’entre plufieursaliments qui paroiflent avoir les memesqualites, & etre egalement digeftibles, ils’en trouve qui les incommodent aflez con£tamment.
Il eft auffi important, pour les perfon-nes dont je parle , de regier la quantiteque le choix des aliments; eiles doiventetre fur-tout fort attentives ä ne jamaismanger , qu’elles ne fentent <jue les der-niers aliments qu’elles ont pris font entie-rement digeres. Elles ne doivent boire que?de l’eau , & fur-tout elles doivent s’aftrein-dre a fouper tres-peu. Je repeterai ce con--feil plus d’une fois dans la fuite de ce'