248 Des M a l a- d i e sentrer dans aucuns details; ils ne peufentpas etre abreges, & ne font pas de natured’ailleurs a etre faifis par les perfonnes dontla medecinp n’eft pas la vocation.
§. 594. Des perfonnes nees fortes peu-vent tomber dans la plus grande foibleffepar plufieurs raifons. Des maladies aiguesfouvent reiterees, des hemorragies abon-dantes , & par-la meme les couches fre-quentes , les fauffes couches, les bleffueesconfiderables , des exces en tont genre, delongues fatigues , une fuite de chagrins, unlong ufage de mauvais aliments, un longßjour dans un air mal-fain, ont fouventxeduit les perfonnes les plus vigoureufes kl’etat de foibleffe dont j’ai deja parle : ildemande les memes foins & les meines at~tentions indiquees dans le §. 593 : mais ona beaucoup plus d’efperancede reuflir, quequand la foibleffe eft un vice de naiffance.
§. ^95. Le derangemcnt des digeftions,ou l’aftoibliffemcnt des Organes qui ferventa cette fondion, eft* apres la foibleffe ge-nerale , une des principales caufes des ma-ladies de langueur. Si l’on fait attention quel’eftomac eft la partie qui fouffre immedia-tement de toutes les erreurs qu’on commetdans la quantite, la qualite, le melange desaliments & des boiffons, erreurs qui font5 nnombrables, & dont prefque perfonnen’eft exempt; 011 comprendra combieri ileft aife qu’il fe derange : fi l’on reflechita l’importance de fes fondions, on com-prendra quelles fächeufes fuites ce deran-