2.4^ Dis Maladies
Leur fouper doit etre leger, & dies doi-vent fe coucher de bonne teure & fe levermatin; rien ne contribue plus cfficacementä reparer les forces.
Elles doivent fuir l’air chaud & l’air ren-ferme , l’inaction les tue , & apres la fo-briete , les deux moyens efficaces de reta-bliflement pour dies, c’eft de vivre beau-coup en plein air, & de prendre beaucoupde mouvement, fans cependant fe fatiguertrop tout-a-coup. Tous les jeux d’exercice ,tous les travaux de la Campagne, les pro-menades a cheval, leur font tr&s-falutaires.
Je fais que fouvent ces perfonnes crai-gnent l’air , vivent renfermees , & font,d’une chambre bien calfeutree, un tombeaudans lequel dies vegetent fort mife'rable-ment, enveloppees de pelifles d’un bout del’annee a l’autre, ne fe nourriffant que defoupes, &: ne s’abreuvant que d’eau chaude.Elles fe revolteront en entenaant propoferle genre de vie que je viens de decrire; maisje ne leur demande que le courage d’en faireun eflai; j’ofe aflurer qu’au bout de quel-ques femaines dies ne penferont plus a lequitter.
II ne leur faut que peu de remedes. Sileur eftomac fe trouve embarraffe, dies peu-vent, trois ou quatre fois par an , prendreun peu de rhubarbe, & dans l’entre-deuxdies peuvent frequemment prendre de lalimaille de fer, ou plutot de la poudreN°. ^4, le kina, les caux minerales fer-rces, pendant long-temps, mais a petites