244 Des Maladiesalfoiblit par les remedes,) il eft tres-diffi-cilc, pour ne pas dire plus, de procurerune Tante tolerable. Le confeil le plus utileque je crois pouvoir donner aux perfonnesqui Tont dans ce cas-la, c’eft d’eviter l’e-cueil contre lequel elles echouent prefquetoutes , l’efperance de fe guerir par les re-medes.
La foiblefle ouvre la porte a toutes lesinfirmites , elles chcrchent a les combat-txe toutes fuccelfivement, & cela Touventpar des remedes tres-oppofes dont le feuleilet certain, c’eil de les aft'oiblir journel-lernent davantage ; dies augmentent par-lk le nombre de lcurs maux , & Te redui-fent enlin a l’ctat le plus trifte. Les fai-gnees, les emetiques, les purgatiTs Tont pourelles des moyens de deftruäion , puifqueleur feul but, par rapport a leur Tante, doitetre d’augmentcr leurs forees, & que tousces fecours les diminuent : mais elles nepeuvent efperer de reuffir que par des moyensdoux , long-temps continues, & par desattentions de regime plutöt que : par des re-medes.
La fobrie'te doit etre leur premiere loi.Des organes foibles, dont l’aäion eft tou-jours languiffante, peuvent peil digerer , &peu difliper; fi on leur donne des alimentsau-dela de leurs forees, ils en Tont fur-charges & deviennent malades. Non-feule-ntent ils doivent fe contenter d’une fort pe-tite quantite d’aliments, mais ils doivent leschoifir fimplcs, & faire le moins de me-