ii 6 De l'Inocüiation,
meriter la preference; parce qu’alors les en-fants font ordinairement bien mieux por-tants qu’au printcmps. Le grand air danslequel ils ont vecu, le mouvement qu’ils ontpris, les fruits qu’ils ont mange's, leur don-nern une difpofition bien plus favorable quecelle qu’ils ont a la fin de 1’hiver, epoquea kquelle ils font fouvent incommodes, &qui exige par-la plus de preparation qu’enautomne. Si l’on vit dans des endroits oüla petite vdrole foit conffamment mauvai-fe, il elf a prefumer que cela depend d’unvice permanent dans l’air, & il faut allerinoculer ailleurs.
On ne doit point inoculer dans le lieuxneme ou regne une epidemie de petites ve-loles tres-meurtrieres.
S’il regne quelqu’autre maladie epidemi-que, on doit faire attention ü eile attaqueles enfants : li eile ne les attaque pas, onpeut hardiment les inoculer; fi eile les at-taque, il faut, ou difFerer, ou les tranfporterailleurs; qu , fi Ton ne peut ni differer niles tranfporter, on doit joindre a la prö-paration que leur temperament paroit exi-ger , les fecours indiques pour prevenir lamaladie e'pidemique.
Quand l’epidemie eft tres-gdnerale, qu’ilyena plufieurs differentes, & que la rnul-titude des malades prouve l’infalubritc del’air, on ne doit pas inoculer; je n’ai pasvoulu le faire ici au printemps de 17 66.
§. 574. Aprfes tout ce que j’ai dit, ce quime reffe ä dire für la preparation eft bien