De l’Inoculation. 21^ont pouffe lears vingt premiercs dents, juf—qu’a Tage de douze ou treize ans, & memeplus tard quand on ne l’a pas fait avant cetteepoque. Mais il ne convient point d’ino-culer lcs filles depuis cet äge , ou plutotdepuis le moment 011 eiles paroifl'ent en-trer dans la crife, quelquefois tres-longue,du developpement de la puberte, jufqu’ä ceque les regles aient paru & foient bien eta-blies. Quoique cette crife foit bien moinsmarquee chez les jeunes garcons, eile a ce-pendant lieu aufli pour eux, & eile eft ac-compagnee, chez quelques-uns, de fymp-tomes afiez fenfibles : ainfi il y a de laprudence , pour certains fujets , a ne pasplacer l’inoculation precifement dans cettePeriode de leur vie.
Par rapport a la fante , on prendra letemps oü le fujet fe porte tres-bien , fansavoir cependant cet exces de force qui, aumoment oü l’on va prendre une fievre in-flammatoire , eft une difpofition nuilible,ä laquelle il faut remedier par la prepa-ration.
Par rapport k l’air, on choilira le mo-ment oü la faifon eft la plus temperee; &dans ce pays, le commencement de l’au-tomne, ou plutot la fin de Tete, m’a paru
dans les jardins, le huitieme jour; eile en eur tres-peu, eile l’eut trds-belle, mais c’dtoit 1’enfanr le plusiäin, le plus fort, le tnieux conftitud qu’il lbit pof-fible; il ne faut point conclure de cet exemple ä lagdn^ralitd, & je continue ä croire que cet äge ten«dre n’eft pas celui qu’il faut choiflr pour inoculer,
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