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Tome second (1780)
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2öz Des Saigneesminuent la force de la circulation, & par-engraiflent dabord , enfuite en aftbibliflanttrop, & cn detruifant enfin des digeftions,jenem dans lhydropifie. Elles derangent latranfpiration, & par- rendent catarrheux.Elles affoibliflent le genre nerveux, & par- rendent fujets aux vapeurs, ä lhypocon-drie, ä tous les maux de nerfs. tLon nappercoit point dabord le mau-vais effet dune faignee; au contraire, quandeile neft pas allez confiderable pour af-foiblir fenfiblement, eile paroit donner dubien-etre; mais, je le repete, il nen eft pasmoins vrai que quand eile neft pas necef-faire, eile eft nuifible, & quon ne doit ja-mais fe faire faigner par jeu. Lon a beaudire que quelques jours apres lon a plusde fang, ceft-a-dire, que lon eft plus pe-fant quauparavant, & quainfi le fang eftbien vite repare. Le fait eft vrai; mais cefait meme , cette augmentation de poids2pres la faignee, depofe contre eile; ceft unepreuve que les evacuations naturelles fe fontmoins bien faites, & quil eft refte dans lecorps des humeurs qui devoient en fortir.Lon a bien la meme quantite de fang &au-delä, mais ce neft point un fang aulfibien travaille, & cela eft li vrai, que fi lachofe etoit autrement , fi quelques joursapres la faignee on avoit une plus grandequantite de fang femblable, on pourroit de-montrer que quelques faignees jetteroientnecelfairement un homme robliße dans unemaladie inflammatoire.