DE PRECAUTIOM. ZO*i°. Quand on eft dans un äge tres-avan-ce, ou dans la premiere enfancc. a°. Quandla perfonne eft naturellement d’un tcmpe-rament foible, ou qu’clle a ete affoiblie pardes maladies, ou par quelqu’autre accidenr.3°. Quand le pouls eft petit, mol, foible,intermittent, que la peau eft pale. 4 0 . Quandles extremites du corps font fouvent foibles,& enflees avec mollefle. 5 0 . Quand on mangepeu depuis long-temps, ou des alimentspeu fucculents, & qu’on diflipe beaucoup,6°. Quand on a depuis long-temps l’efto-mac derange, que la digeftion fe fait mal,que par-lk meme il fe forme peu de fang.7 0 . Quand on a quelque evacuation confi-derabl?, par des hemorragies quelconques,ou par la diarrhee, les urines, les fueurs:quand les crifes d’une maladie font deja fai-tes par quelqu’une de ces voies. 8°. Quandon eft des long-temps dans une maladie delangueur, & qu’on a beaucoup d’obftruc-tions qui empechent la formation du fang.9 0 . Quand on eft epuife, quelle qu’en foit lacaufe. io°. Quand le fang eft pale & diflous.
§. Dans tous ces cas, & dans quel-ques autres moins frequents, une feule fai-gnee jette fouvent dans un etat abfolumentincurable , & les maux qu’elle fait ne fereparent point. II n’eft que trop aife d’entrouver des exemples.
Dans quelque etat que ce foit, quelquerobufte que foit le fujet, fi la faignee n’eftpas neceflaire, eile nuit. Les faignees rei-terees affoibliflent, enervent, vieilliffent, di-
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