Druckschrift 
Tome second (1780)
Entstehung
Seite
198
Einzelbild herunterladen
 

398 Des Saignees

Providence a faits aux hommes pour la re-tablir; abus qui, lors meine quil ne de-truit pas la fante, fait que dans la mala-die, ce corps, a qui les remedes font deve-nus familiers, nen reflent prefque plus leseffets, & eft prive par-lh du fecours quilen auroit recu , sil ne sen etoit fervi quedans le befoin.

De la Saignie.

§. 539. La faignee neft neceflaire quedans quatre cas. i°. Quand il y a trop defang. 2 0 . Quand il y a inflammation. 3 0 .Quand il eft furvenu, ou quil va furvenirdans le corps quelque caufe qui produiroitbientot linflammation , ou quelquautre ac-cidcnt, fi on ne rclächoit pas les vaifteauxpar la faignee. Ceft pour cela quon fai-gne apres les plaies, les contufions, quonfaigne une femme grolfe fi eile a üne touxviolente, quon faigne, par prccaution, dansplufieurs autres cas. 4 0 . Quelquefois, poucappaifer une douleur exceflive, qui ne de-pend point cependant de trop de fang, oudun fang enflamme, mais quon calme unpeu par la faignee , afin davoir le tempsde detruire la caufe par dautres remedes.Mais comme lon peut faire rentrer ces deuxdernieres raifons dans les premieres, on peutetablir que le trop de fang, & un fang en-flamme, font les deux feules caufes necef-faires de la faignee.

§. 540. Lon connoit linflammation du