Des P o i s o n s. 195
& a la quantite de boilfon, les fauva tous,excepte un feul, qui perit avant qu’on cütpn le fecourir.
§. Si par imprudence, par mepri-fe, par ignorance, ou par mauvais deflein,on avoit pris trop d’opium , 011 de quel-que prcparation dans lefquelles il entre, cotn-me theriaque, mitliridate, diafcordium, &c.,il faudroit, für lc champ , faire une fai-gnee, traiter le malade tout comme s’il avoicune apoplexie fanguine, (voy. §. 147.) parceque le trop d’opium eil produit effeöive-ment une; faire refpirer beaucoup de vapcurde vinaigre, & faire boirc beaucoup de vi-naigre dans de l’eau.
Des Douleurs aigu'ds.
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§. '536. Je ne veux point parier ici desdouleurs qui accompagnent quelque mala-die connue, qui doivent etre traitecs com-me cette maladie , ni de celles auxquellesquelques perfonnes valetudinaires font fu-jettes habituellement, l’experience leur a ap-pris ce qui les foulage le plus, mais quandune perfonne faine & bien portante fe trouvetout-a-coup attaquee de quelque douleur ex-ceflive, dans quelque partie du corps quece foit, fans en connoitre la nature ni la cau-le, l’on peut, en'attendant qu’on ait con-fulte : i°. faire une faignee , qui, en di-minuant la tenfion , foulage prefque tou-jours, au moins pour quelque temps, tou-tes les douleurs; on peut ineme la reiterer,