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Tome second (1780)
Entstehung
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168
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i68 Des £vanouissiments.

tomme il ny a aucun organe qui nait fesnerfs , aucune , ou prefquaucune fon&ionfür laquelle les nerfs ninfluent, Ton com-prend aifement que les vapeurs etant cet etatqui refulte de ce que les nerfs ont de fauxmouvements, fans caufes evidentes, & tou-tes les fon&ions du corps dependant en par-tie des nerfs, il ny a aucun fymptome demaladies que les vapeurs ne puiflent pro-duire, & que ces fymptomes par-l'a memedoivent varier infiniment, fuivant les bran-ches des nerfs qui fe derangent. Lon com-prend aulli pourquoi les vapeurs dune per-fonne nc reflemblent fouvent point ä cellcsdune autre; pourquoi les vapeurs dun journe reflemblent point, chez la meme per-fonne, a celles du lendemain; lon com-prend encore que les vapeurs font un maltrfes-r^el, & que cette bizarrerie dans lesfymptomes , qui etant incomprehenfibles

{ >our tous ceux qui ne font pas verfes dansa connoiflance de leconomie animale, afait quils les ont regardees comme leffetdune imagination depravee , plutot quecomme une maladie reelle; lon comprend,dis-je , que cette bizarrerie eft un effet ne-Ceflaire de la caufe des vapeurs, & que lonneft pas plus maitre de ne pas en avoir quede ne pas avoir un acces de fievre, ou demal de dents.

§. 501. Quelques exemples donneront uneidee plus nette du mechanifme des vapeurs.Un dmetique fait vomir principalcment parFirritation quil occafionne aux nerfs de

leftomac,