Des fivANOUISSEMENTS. 16 $des fecours tres-a&ifs, tds qu’un emetique.Quelquefois l’indigeilion eit moins 1’eiFetde la quantite des aliments que de leur qua-lite, ou de leur corruption ; ainfi il y aquelques perfonnes que des oeufs, du poif-ion, des ecrevifies, des aliments gras, jet-tent dans un mal-aife & une angoifle tres-fouvent accompagnes d’evanouiffements. Onjuge que l’evanouifiement depend de cettecaufe, quand eile a precede, & qu’il nepeut d^pendre ni de celles dont j’ai parle ,ni de celles dont je parlerai.
L’on doit dans ce cas ranimer le mala-de , comme dans les efpeces precedentes,en lui faifant fentir quelque odeur forte ,quelle qu’elle foit , mais l’eflentiel, c’eftde lui faire avaler beaucoup de quelqueboiffon tiede , qui noie ces matieres, e»dmoufle l’acrete, & en procure Pevacuationpar le vomiffement, ou les entraine dansles boyaux.
Une le'gere infufion de camomilles, defauge , de fureau , de chardon benit, dethe, opere a peu pres avec la meme effi-cace; le chardon benit & les camomillesoperent cependant plus furement le vomif-fement. I/eau tiede feule eil tr&s-bonne.
L’evanouiflement finit, ou au moins di-minue beaucoup, d&s que l’on a commencea vomir. II arrive meme fouvent que la na-ture excite pendant revanouifiement des nau-fees qui raniment le malade un moment,mais qui etant infuffifantes pour le faire vo-mir, le laiflent bientot retomber dans Ton