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Tome second (1780)
Entstehung
Seite
149
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Des H e r n i e s. 149la fait comrac Mr. Levade la*fit dans lecas dont je viens de parier, les douleursfont tres-tolerables & courtes.

Je ne parlerai point de la facon de !afaire, parce que je ne pourrois pas meten-dre aflez pour inftruire un Chirurgien quilignoreroit, & quun Chirurgien eclaire faittout ce que je pourrois lui dire.

Lon a vu ici une femme, morte depuisquelques annees , qui entreprenoit effron-tement cette Operation, & tuoit les mala-des apres les tourments les plus cruels, &lamputation du tefticule, que font toiijoursles charlatans & les Chirurgiens ignorants,mais quun Chirurgien entendu ne fait ja-mais dans ce cas. Il court m£me fouventdans le pays des fcdlerats qui font cette Ope-ration fans aucune necefTqe, & taillent im-pitoyablement une mültitude dcnfants, quela nature feule , ou aidde dun fimple ban-dage, auroit gueris radicalement, au-lieuquils en tuent un grand nombre, Sc pri-vent de la virilite ceux qui furvivent ä leursbrigandages. Javois tdmoigne dans les pre-mieres editions de cet ouvrage, combien.il eft ä fouhaiter quils fuffent feverementchäties, & lon ne peut trop inculquer aupeuple que cette Operation , teile que lesbons Chirurgiens la font, neft neceflaireque dans les cas que jai indiques , & quelamputation du tefticule ne left jamais;auffi un arret fouverain, heureufement ema*ne, vient de linterdire.

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