13 6 Des Enselub.es.
pendant quelques heures, cn voyage, desgants pe'ifles , dans lefquels fes mains fuc-rent, s’attendrirent, & fe remplirent defang, parce que 1’eftet conft *t du bain tiedeeft d’amollir, de remplir de fang, & derendre plus fenfible la partie qui y eft ex-pofee, il fentit une demi-heure apres avoirquitte fes gants dans un air aflez froid, lespremieres attaques d’engelures, qui devin-rent aflez cruelles, & dont il a eu enfuitedes reflentiments tous les hivers.
C’eft la meme raifon qui fait que plu-iieurs perfonnes n’ont des engelures quequand eiles s’accoutument a l’ufage des man-chons. Elles font prefqu’inconnues dans lespays chauds, ellcs ne font pas communesdans les pays du nord, dans lefquels lesvariations du froid au chaud ne font pasfrequentes.
Quelques perfonnes en ont une attaqueen automne, d’autres n’en ont qu’au prin-temps. L’enfant du payfan , qui a la peaudure & accoutumee a toutes les influencesdes faifons & des elements , eft, & doit ne-ceflairement etre rnoins fujet aux engelu-res que l’enfant riche, dont on menage lapeau aux depens de fa fante : mais parmiles enfants de la meme clafle, qui paroif-fent etre a peu pres de la meme complexion,melier un genre de vie aflez femblable, &devoir par-la meme eprouver k peu pres lesniemes impreflions, & en reflentir les me-ines effets, il y a une difßrence trks-grandepar rapport a la difpofttion aux engelure«.