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Tome second (1780)
Entstehung
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108
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icS Des Corps

pagnee daucun danger ; mais comme lesprejuges font opiniätres, que beaucoup degens deteftent toute Operation, & que bien-loin de vouloir comprendre combien celle-ci eft legere, ils imaginent fottement je nefais quoi de barbare & datroce dans uneOperation qui ouvre le cou , il eft de la plusgrande importance que les gens eclaires fereuniflent contre ce prejuge; peut-etre memeil feroit a fouhaiter que la loi otat aux pa-rents le droit de soppofer a cette Opera-tion quand eile eft decidee neceffaire; eileleur epargneroit les cruelles angoiffes deceux qui ayant refufe dy confentir, ont eule defefpoir de voir, par la facilite avec la-quelle on fortoit ce corps apres la mort parune legere incifion, combien il etoit aife defauver la perfonne que leur opiniatre igno-rance a conduite au tombeau.

§. 431. On tente tout quand il sagit dela vie humaine. Dans le cas ou un corpsne pourroit ni etre degag^ de loefophage,ni refter fans tuer promptement le malade,lon a propofe de faire une incifion k loe-fophage meme, pariaquelle on le tireroit,& demployer le meme moyen, lorfquuncorps tombe dans leftomac feroit de na-ture k occafionner des accidents propres ktuer promptement le malade.

Quand loefophage eft ferm6, on nour-rit par des lavements de bouillons.

M. VENE!, trfes-bon Chirurgien etablik Yverdon , a imagine & fait executer qua-tre inftruments, dont on a publiö la def-