icS Des Corps
pagnee d’aucun danger ; mais comme lesprejuges font opiniätres, que beaucoup degens deteftent toute Operation, & que bien-loin de vouloir comprendre combien celle-ci eft legere, ils imaginent fottement je nefais quoi de barbare & d’atroce dans uneOperation qui ouvre le cou , il eft de la plusgrande importance que les gens eclaires fereuniflent contre ce prejuge; peut-etre memeil feroit a fouhaiter que la loi otat aux pa-rents le droit de s’oppofer a cette Opera-tion quand eile eft decidee neceffaire; eileleur epargneroit les cruelles angoiffes deceux qui ayant refufe d’y confentir, ont eule defefpoir de voir, par la facilite avec la-quelle on fortoit ce corps apres la mort parune legere incifion, combien il etoit aife defauver la perfonne que leur opiniatre igno-rance a conduite au tombeau.
§. 431. On tente tout quand il s’agit dela vie humaine. Dans le cas ou un corpsne pourroit ni etre degag^ de l’oefophage,ni refter fans tuer promptement le malade,l’on a propofe de faire une incifion k l’oe-fophage meme, pariaquelle on le tireroit,& d’employer le meme moyen, lorfqu’uncorps tombe dans l’eftomac feroit de na-ture k occafionner des accidents propres ktuer promptement le malade.
Quand l’oefophage eft ferm6, on nour-rit par des lavements de bouillons.
M. VENE!, trfes-bon Chirurgien etablik Yverdon , a imagine & fait executer qua-tre inftruments, dont on a publiö la def-