t @% Des Coresleur volume, & fur-tout par leur figur«,paroiffent ne pouvoir s’introduire dans lecorps qu’en Ie detruifant, fouhaiteront qu’onkur explique comment & oft ces corps fontleur route. L’on me permettra, en leur fa-veur, une courte digreflion, qui eil peut-etred’autant moins etrangere a mon plan , qu’enfaifant difparoitre le merveilleux de la cho-fe, eile fera tomber le prejuge fuperftitieux,qui a fouvent attribue aux fortileges desfaits de cette efpece , qui s’expliqueut avecbeaucoup de facilite. Cette meme raifon eftune de celles qui m’ont dc'termine a don-ner autant d’etendue ä ce chapitre.
L’on trouve fous la peau, dans quelqu’en-droit qu’on J’ouvre , une membrane com-pofee de deux lames, feparees l’une de l’au-tre par de petites cellules , qui communi-quent toutes les uncs aux autres , & quifont remplies plus ou moins de graiffe. IIn’y a aucune graiffe dans tout le corps quine foit renfermee dans cette membrane ,qu’on appelle membrane graiffeufeow cellulaire.
Elle fe trouve non-feulement fous la peau,mais de-la, en fe repliant de differentes fa-cons, eile fe repand dans tout le corps,eile fepare tous les mufcles, eile fait partiede l’eftomac, des boyaux, de la veflie, detous les vifceres; c’eft eile qui forme ce qu’onappelle la co'effe, ou dans les animaux penne:eile fournit une enveloppe aux veines, auxarteres, aux nerfs. Dans quelques endroitseile eft tres-epaifle & remplie de beaucoupde graiffe, dans d’autres eile eft extreme-