AllRÄTES A LA GORGE. IOIle, de s’amufer a de jeux qui peuvent occa-lionner ces malheurs, ou meme de tenirdans la bouche des corps qui, echappantpar imprudence ou par accident, devien-nent caufe de mort. Peut-on , fans fremir,mettre dans la bouche des aiguilles & desepingles, quand on penfe aux maux horri-bles & a la mort enteile qu’elles peuventoccafionner?
§. 421 5 . L’on a vu plus haut que quel-quefois les corps arretes etouffoient le ma-lade; d’autres fois, on ne peut ni les reti-rer, ni les precipiter, mais ils reflent dansl’cefophage , fans que le malade meurt, aumoins d’abord. Cela arrive quand ils fontfitues de fa9on qu’ils ne compriment pas latrachee-artere, & qu’rls n’empechent pastotalement le pafiage des aliments; ee quine peut guere arriver qu’aux corps poin-tus. Ces corps ainfi arretes occafionnentquelquefois, fans beaucoup de violence ,une petite fuppuration qui les degage, &ils refi'ortent par la bouche, ou tombentdans l’eftomac: d’autres fois uneinflamma-tion prodigieule qui tue le malade; ou fi !amatiere de l’abces fe porte en dehors, il feforme une turneur h l’exterieur du cou qu’onouvre, & le corps reffort par-la. D^s troi-liemes fe font une route qu’ils parcourentavec peu ou point de douleurs, & ils vontreffortir derriere le cou , für la poitrine ,ä l’epaule, enfin en difFerents endroits.
§• 427. Quelques perfonnes etonnees desmarches fingulieres de ces corps, qui, par
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