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Tome second (1780)
Entstehung
Seite
97
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ARlliTES A LA GORGE. 97§. 418. Sil eft impoffible de retirer lescorps du §. 410, & tous ceux quil eftdangereux davaler, il faut alors de deuxmaux choifir le moindre, & courir les rif-ques de les poulTer, plutot que de laifferperir horriblement le malade en peu de mo-ments. Lon doit dautant moins balancerä prendre ce parti, quun grand nombredexemples prouvent, que sil eft arrive fou-▼ent de grands maux apres avoir avale cescorps, & meme une mort cruelledautresfois ils nont occafionne que peu ou pointdaccidents.

419. Il arrive, quand ces corps ont&e avales , de quätre chofes lune; ou i°.ils reflortent par les feiles, ou 2 0 . ils nereffortent piftint & tuent le malade, ou 3 0 .ils reffortent par les urines , ou 4 0 . ils f«font jour par la peau. Je detaillerai ces qua-tre iffues differentes.

§. 420. Quand ils reffortent par les fei-les , ou ils reffortent au bout de peu detemps, fans avoir occafionne prefque au-cun accident, ou cette fortie ne fe fait quelong-temps aprfes, & eft precedee par beau-coup de douleurs. Lon a vu reflortir peude jours apres, fans avoir fouffert, un osde jambe de poule, un noyau de peche,un couvercle de boite de theriaque, desepingles , des aiguilles, des monnoies detoute efpece, une petite flute, longue dequatre pouces, qui caufa de vives dou-leurs pendant trois jours, & fortit heureu-fement; des couteaux, des rafoirs, une bou-Tomt II. E