94 Des Corps
ne puifle pas bleffer; l’eponge eft egalementattachee a un cordon tres-fort, afin qu’a-pres l’avoir degagee de la baieine le Chi-rurgien puifle la retirer.
On s’eft encore fervi de l’eponge d’uneautre fagon. Quand il n’y a pas de placepour la faire paffer, parce quc le corpsremplit tout le canal, & que ce corps n’eftpoint accroche, mais feulement engage parla petiteffe du paffage, on introduit un mor-ceau d’eponge un peu gros dans l’oefopha-ge, jufques pres du corps avale; alors cetteepoque fe gonfle, eile dilate le canal endeffus du corps , on la retire un peu , maistres-peu , & le corps etant moins preffe endeffus qu’en deffoua, quelquefois le reffer-*rement de la partie inferieure de l’cefophagepeut le faire remonter; 6c des qu’un pre-mier degagement eft fait, le refte s’opereaifement.
§. 415. Enfin, quand tous ces moyensfont inutiles, il en refte un autre, c’eft defaire vomir le malade; mais ce remede nepeut guere etre utile que pour les corpsfimplement engages; car dans les cas ouils feroient accroches ou plantes, il pourroitfaire beaucoup de mal.
Si l’on peut avaler, on fait vomir en don-nant le remede N°. 8, ou un remede eme-tique N°. 34 ou 35. L’on a degage pance moyen un os arrete depuis vingt-qua-tre heures.
Quand on ne peut pas avaler, on doiteffayer fi l’irritation d’une plume prome-