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ARR^TES A LA GORGE. HqUn enfant de fix jours avala une drageefucree qui s’arreta : il mourut d’abord.
Un homme fentoit qu’un morceau demouton s’etoit arrete; pour n’eftrayer per-fonne, il fortit de table; un moment apreson veut favoir ou il eft, on le trouve mort-Un fecond perit par un morceau de gateau ;un troifieme par un morceau de peau dejambon ; un quatrieme par un ceuf, qu’ilavaloit par defi.
Une chätaigne qu’un enfant avaloit en-tiereletua. Un autre enfant pdrit, promp-tement etouffe, (car c’eft toujours d’etouf-fement qu’on perit fi vite,) par une poirequ’il avoit jettee en l’air , & re$ue dans fabouche. Une poire a auffi tue une fcmmc.Un morceau de tendon (ce qu’on appelleordinairement nerf) refta arrete huit joursfans que le malade put rien avaler; au boutde ce temps, il tomba dans l’eftomac, de-gage par la pourriture; mais le malade mou-rut bientot apres , tue par l’inflammation ,la gangrene & la foiblefle. L’on a malheu-reufernent une foule d’exemples femblables,rnais il eft inutile d’cn citer un plus grandnombre.
§. 409. Quand un corps eft arrete, il ya deux moyens de le degager, qui font dele retirer, ou de le repoufler. Le plus füreft toujours de le retirer; mais ce n’eft pastoujours le plus aife; & comme lcs effortsqu’on fait pour cela fatiguent beaucoup lemalade , & ont quelquefois des fuitcs fä-cbeufes, que d’ailleurs le mal eft fouvent ex-