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Tome second (1780)
Entstehung
Seite
89
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ARR^TES A LA GORGE. HqUn enfant de fix jours avala une drageefucree qui sarreta : il mourut dabord.

Un homme fentoit quun morceau demouton setoit arrete; pour neftrayer per-fonne, il fortit de table; un moment apreson veut favoir ou il eft, on le trouve mort-Un fecond perit par un morceau de gateau ;un troifieme par un morceau de peau dejambon ; un quatrieme par un ceuf, quilavaloit par defi.

Une chätaigne quun enfant avaloit en-tiereletua. Un autre enfant pdrit, promp-tement etouffe, (car ceft toujours detouf-fement quon perit fi vite,) par une poirequil avoit jettee en lair , & re$ue dans fabouche. Une poire a auffi tue une fcmmc.Un morceau de tendon (ce quon appelleordinairement nerf) refta arrete huit joursfans que le malade put rien avaler; au boutde ce temps, il tomba dans leftomac, de-gage par la pourriture; mais le malade mou-rut bientot apres , tue par linflammation ,la gangrene & la foiblefle. Lon a malheu-reufernent une foule dexemples femblables,rnais il eft inutile dcn citer un plus grandnombre.

§. 409. Quand un corps eft arrete, il ya deux moyens de le degager, qui font dele retirer, ou de le repoufler. Le plus füreft toujours de le retirer; mais ce neft pastoujours le plus aife; & comme lcs effortsquon fait pour cela fatiguent beaucoup lemalade , & ont quelquefois des fuitcs-cbeufes, que dailleurs le mal eft fouvent ex-