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trop gros, foit parce qu’ils fe trouvent avoirquelques pointes, qui s’enfoncant dans fesparois, lcs empechent de faire aucun mou*vement.
§. 407. 11 refulte de cet arret des acci-dents tres-graves , qui font fouvent une dou-leur tr^s-vivedans la partie, d’autresfois unfentiment incommode plutot que doulou-reux, quelquefois des foulevements de coeurinutiles , une angoifte extraordinaire , & fil’arret eft tel que la glotte foit bonchee, oula trachee-artere comprimee , une fufFocationcruelle; le malade ne peut pas refpirer, lepoumon fe remplit, & le fang ne pouvantpas revcnir de la tete, le vifage devient rou-ge , livide, le cou fe gonfle, l’oppreflionaugmente , & le malade p^rit tres-promp-tement.
Quand la refpiration n’eft pas arretce ougänee •, fi le pafTage n’eft pas entierementbouche, & que le malade puiffe avaler quel-que chofe, il vit tres-bien quelques jours,& la maladie eft alors une maladie particu-liere de Poefophage; mais fi le paflfage eftabfolument ferme, & qu’on ne puilfe pointle deboucher pendant plufieurs jours, il enrefulte une mort cruelle.
408. Le danger ne depend pas autantde la natu re du corps arretc que de fa grof-feur relativement au paflage, de l’cndroitoii il s’arrete , & de la fa9on dont il s’ar-rete ; & fouvent les aliments tuent, pen-dant que les corps les moins faits pour etreavales noccafionnent pas de grands maux.