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Tome second (1780)
Entstehung
Seite
78
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78 DesNoyes.

gorgement de la tete & du poumon : entroifieme lieu, ceft quelquefois lafeule quifourniflc du fang. Celle du pied nen donnepoint ou prefque jamais; celle du bras ra-remcnt; mais la jugulaire en donne pref-que toujours.

'5°. Lon fait fentir au malade les eautfortes les plus volatiles; on lui fouffle dansle nez de la poudre de quelque herbe for-te , feche , comme de fauge, de romarin,(de rhue , de menthe, & liir-tout de mar-jolaine, ou de tabac tres-fec, ou la fumeedes memes herbes. II convient au reite denemployer ces derniers fecours quapres lafaignee; ils font alors plus efficaces & plusfürs.

6°. Tant que le malade ne donne aucunligne de vie, il navalera pas, & il eit inu-tile & meme dangereux de lui mettre dansla bouche beaucoup de liquides, qui ne pour-roient quentretenir la fuftocation ; il fufiitdy mettre quelques gouttes de quelque li-queur irritante qui ranime. Mais dbs quila repris quelque mouvcment, il faut luidonncr, dans lefpace dune heure, cinq oufix cuillerees h foupe doxymel fcillitique,delaye avcc de lcau tiede; ou ii lon na-voit pas ce remede, on y fuppleeroit parnne forte infuiion de chardon-beni, delauge ou de camomillc adoucie avec dumiel; quand on na rien dautre, on donnede leau tiede, dans laquelle on met un peude fei de cuiline. Quelques perfonncs re-convnandent les remedes vomitifs, mais ils