des Enfants. 5 $bre de meres; eiles croiront tuer leurs en-fants , & eiles n’auront point le couragefur-tout de refifter aux cris qu’ils font fou-vent les premieres fois qu’on les lave : maisfi eiles les aiment veritablement, eiles nepeuvent pas leur donner une marque plusreelle de cette tendreffe, qu’en furmontantcn leur faveur cette repugnance.
Les enfants.foibles font ceux qui ont leplus befoin d’etre laves (a); les tres-robuf-tes peuvent s’en paffer, & Ton ne peutcroire , qu’aprfes l’avoir vu fouvent, com-bien cette methode contribue a leur don-ner promptement des forces. J’ai le plaifirde voir, depuis que j’ai cherche a l’intro-duire ici, que plufieurs meres, les plus ten-dres & les plus raifonnables, l’ont employeeavec les plus grands fucces. Les fages-fem-mes, qui en ont ete les temoins, les nour-rices & les filles d’enfants, qui cn ont et^les executrices, la repandent; & ff eile peutdevenir generale, comrae tout me l’annon-ce, je fuis pleinement perfuade, qu’en con-fervant un trks-grand nombre d’enfants,eile contribuera k arreter les progtes de.ladepopulation. 11 n’y a p'eut-etre point deville oii les enfants foient attfli generale-ment bien portants qu’ils le font jei de-puis dix ou douze ans.
(V) 11 y a cependant un degrd de foiölefle qui doitl’empdcher, c’efl quand l’enfanc a befoin de cha-leur, de cordiaux, de friftions, pour ne pas ptfrirde foiblefle; car dans ces circonliances, le lavagelui nuiroit.
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