^4 Maladies
de vin avee deux tiers d’eau : le vin pureft dangereux. On peut reiferer ce lavagequelques jours de fuite : mais c’eft une tres-mauvaife coutume que de continuer a leslaver ainfi dedement; & l’on en augmentele danger, fi l’on met du beurre, commeon ne tait que trop fouvent, dans l’eau &le vin qu’on emploie. Si cette cralTe pa-roit gluanre & epaifle, il faut fe fervir d’unedeco&ion de camomille , avec la grofl’eurd’une noifette de favon. La bafe de la fan-te , c’eft la regularite avec laquelle fe faitla tranfpiradon : pour obtenir cette regu-larite , il faut fortifier la peau ; & les la-vages tiedes 1’afFoibliflent. Quand eile a laforce neceflaire, eile fait toujours fes fonc-tions, & la tranfpiradon ne fe derange pasä tous les changements de temps. L’on nedort donc rien negliger pour la mettre danscet etat; & pour parvenir a ce point im-portant , il faut laver les enfants, peu dejours apres leur naiflance , avec de l’eaufroide teile qu’on l’apporte de la fontaine.
On fe fert d’une eponge, & l’on com-mence par le vifage , enfuite les oreilles,le derriere de la tete, [on evite la fonta-nelle (a) ,) le col, les reins , tout le corps,les cuifles, les jarnbes , les bras, en unmot on les lave par-tout. Cette methodeufitee il y a tant de fiecles, & pratiquee denos jours par plufieurs peuples qui s’en trou-vent tres-bien, paroltra revoltante a nom-
(«) C’ell cet efpace au-defTus de la tde, dansfequel on feilt que les os ne font pas encore rdunis.