50 Dyssenterie.
qu’ils avoient vomi ou ete purge's, un cal-mant avec le laudanum ou le fyrop de pa-vot blanc; ce remede , fans faire dormir ,les tranquillifoit, les feiles etoient beaucoupplus abondantes, mais beaucoup moins fre-quentes, & le malade beaucoup moins fa-tigue; 6 °. quand, für la fin, la maladie pa-roiffoit n’etrc plus qu’une irritation dans legros boyau, (le re&um) des lavements avecune decoclion de kina, & un anodin, ontproduit le meilleur effet.
Les villages oü la maladie a fait les plusgrands ravages, font ceux oü l’on n’a pointpu faire prendre de vomitifs, contre lef-quels le peuple avoit im prejuge invincible,& oü il s’efl: traite par le vin rouge & lesaromates, qui enflammoient & gangrenoientles inteftins. Dans ceux oü il s’elt trouvedes perfonneseclairees, affez charitables pourvaincre leur opiniätrete, & les diriger danstout le courant de la maladie, il n’a pref-que peri perfonne.
§. 335. Quand le mal a deja dure plu-■fieurs jours fans remedes, ou avec de mau-vais remedes, il faut fe conduire tout commes’il commcncoit, k moins qu’il ne füt fur-renu des accidents etrangers a la maladie.
§. 33<?. Cette maladie a quelquefois desrechütes au bout de quelques jours, qui fontprefque toutes occafionnees ou par le raan-que de diete, ou par l’air froid, ou par l’e-chauffement. On les previent en evitant cescaufes; on les guörit en les mettant au re-gime, & en prenant une prife du remede