Î52 DES SIALAGOGUES.
qui prouvent que les autres excrétions sont en mê"me temps augmentées ; et les médecins ne doutentpas aujourd hui que 1 on peut guérir la maladie sanssalivation, en entretenant plus long-temps les ini-ties excrétions j et si l'on a vu quelquefois la sa-livation être plus efficace que tout autre moyen,cela indique uniquement qu'il faut, dans quelquescas , une plus grande évacuation que dans d' au-tres .
Il arrive souvent que la salivation seule nesuffit pas, comme le prouve l'exemple suivant: unepetite quantité de Mercure produisit tout-à-coup,chez un malade attaqué de la maladie vénérienne,une salivation abondante, qui subsista plusieursjours avec beaucoup de force. Les symptômes eufurent jusqu'à un certain point modelés; mais ilsrevinrent avec autant de violence qu'avant, dèsque la salivation eut cessé , et que l'on eut quittél'usage du Mercure ; et ce ne fut qu'en l'employantlongtemps, avec le plus grand ménagement, quel'on parvint à guérir entièrement la maladie. J'aivu d'autres cas où le Mercure a excité et entrete-nu quelque temps la salivation , sans que la guéri-son ait fait des progrès proportionnés au degré desalivation: je pense en conséquence que le moyenle plus certain de guérir la maladie consiste à en-tretenir un temps convenable , f augmentation desexcrétions: mais, pourrat-on objecter, si les éva-cuations guérissent la maladie, pourquoi d'antresévacuations, convenablement dirigées, ne réussis-sent-elles pas aussi bien que ce|les que Ton excitepar le Mercure? L'on peut repondre que toutesles autres évacuations ne sont que partielles : ellespeuvent fortement diminuer la quantité des fluides;mais elles ne les entraînent que par une seule voie ,et sans être accompagnées a aucun accroissement