143
CHAPITRE XVII.
SIALACOGA , les SIALAGOGUES.
tF Ai cru nécessaire d'employer ce titre général,afin d'y renfermer le dernier article ; car je n'auroîspu sans cela établir de distinction entre les autresremèdes de ce genre, qui agissent davantage surles follicules muqueux que sur les glandes salivai-res . Il est de notre objet de distinguer avec beau-coup de soin les Sia/agogues, suivant qu'ils sontappliqués extérieurement sur les conduits excréteursqui fournissent l'évacuation , ou donnés intérieure-ment, de manière qu'ils agissent, a ce que l'oncroit, sur l'état des fluides qui doivent être pous-sés au-dehors .
Les médicamens que l'on applique à l'extérieur,s'appellent Masticatoires, pour des raisons aisées àsaisir : on les a fréquemment et assez convenable-ment nommés Jpophlegmatizonta; mais je ne meservirai pas de ce terme , parce qu'il renferme sansdistinction , tant les errbins que les Sialagogues ex«ternes.
Les derniers , dont je dois parler ici, sont cer-taines substances acres, qui étant appliquées sur lasurface interne delà bouche, stimulent les conduit.*excréteurs de la salive et du mucus qui s'ouvrentdans cette cavité, ou plutôt, comme la nature avoulu que l'application d'une matière acre quelcon-que sur les parties sensibles de la langue , ou surJa surface interne de la bouche , déterminât un écou-lement d'une quantité de salive et de mucus capa-ble d'entraîner cette acrimonie, ou de prévenir ses