DE L'ALLEMAGNE.
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égouts, et soudain il laisse retomber le rideau. Nousavons eu le coup d’œil de ce singulier théâtre, commele spectateur dans un parterre ; l’éclairage et la perspec-tive n’ont pas manqué leur effet, et en croyant con-templer l’infini nous avons gagné un sentiment sansbornes, ineffable, idéal, tel que doit l’exciter toute vraiepoésie. Quant à Fielding, il nous conduit tout de suitederrière les coulisses, il nous montre le fard dont se co-lorent tous les sentiments, les ressorts les plus lourds,des actions les plus délicates, la colophane et les poudressulfureuses qui tout à l’hèure lanceront les éclairs del’enthousiasme, la baguette qui repose encore paisible-ment près de la grosse caisse, et qui, plus tard, y tam-bourinera avec l’éclat du tonnerre les passions les plusorageuses. En un mot, il nous montre tout ce méca-nisme intérieur, ce grand mensonge par lequel leshommes nous paraissent autres qu’ils ne sont, et parlequel nous perdons toute joyeuse illusion de la vie.Mais pourquoi choisir les Anglais comme exemple, lors-que Goethe, dans son Wilhelm Meister, nous a laissé lemeilleur modèle d’un roman?
Le nombre des romans de Fouqué est considérable;c’est un écrivain des plus productifs. L’Anneau enchantéet Thiodolphe l’Islandais méritent surtout une mentionhonorable. Les drames en vers qui ne sont pas destinés àla scène, contiennent de grandes beautés. SurtoutSegurd , le Tueur des dragons , est une œuvre pleined’audace, où les sagas héroïques de l’ancienne Scandi-