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1 (1863)
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DE L'ALLEMAGNE.

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égouts, et soudain il laisse retomber le rideau. Nousavons eu le coup dœil de ce singulier théâtre, commele spectateur dans un parterre ; léclairage et la perspec-tive nont pas manqué leur effet, et en croyant con-templer linfini nous avons gagné un sentiment sansbornes, ineffable, idéal, tel que doit lexciter toute vraiepoésie. Quant à Fielding, il nous conduit tout de suitederrière les coulisses, il nous montre le fard dont se co-lorent tous les sentiments, les ressorts les plus lourds,des actions les plus délicates, la colophane et les poudressulfureuses qui tout à lhèure lanceront les éclairs delenthousiasme, la baguette qui repose encore paisible-ment près de la grosse caisse, et qui, plus tard, y tam-bourinera avec léclat du tonnerre les passions les plusorageuses. En un mot, il nous montre tout ce méca-nisme intérieur, ce grand mensonge par lequel leshommes nous paraissent autres quils ne sont, et parlequel nous perdons toute joyeuse illusion de la vie.Mais pourquoi choisir les Anglais comme exemple, lors-que Goethe, dans son Wilhelm Meister, nous a laissé lemeilleur modèle dun roman?

Le nombre des romans de Fouqué est considérable;cest un écrivain des plus productifs. LAnneau enchantéet Thiodolphe lIslandais méritent surtout une mentionhonorable. Les drames en vers qui ne sont pas destinés àla scène, contiennent de grandes beautés. SurtoutSegurd , le Tueur des dragons , est une œuvre pleinedaudace, les sagas héroïques de lancienne Scandi-