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1 (1863)
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DE L ALLEMAGNE.

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pas une créature humaine. Notre époque repoussetoutes ces tilles de lair et de leau, même les plusjolies ; elle demande des images réelles de la vie, et cequi lui répugne le plus, ce sont les belles femmes-fan-tômes qui samourachent de nobles chevaliers. Voici cequi arriva : ces tendances rétrogrades, ces louangescontinuelles en lhonneur de la noblesse, lincessanteglorification du bon vieux temps, léternel panégyriquede la féodalité, tout cela déplut à la fin aux savantsbourgeois du public allemand, et lon se détourna dupoète arriéré. Dans le fait, cette intéressante kyrielle deharnais, haquenées, paladins, châtelaines, damoiseaux,prudhommes, nains, écuyers, moines, troubadours ettoute la friperie moyen âge finirent par nous fatiguer, etcomme lingénieux Hidalgo de la Manche, le pauvreFrédéric de Lamotte-Fouqué senfonça de plus en plusdans ses livres de chevalerie, et perdit de vue les idéesdu présent au milieu des rêves du passé. Force futmême à ses meilleurs amis de se détourner de lui avecpitié.

Pour les ouvrages que le malheureux baron écrivitdans les derniers temps, on ne peut guère les lire. Lesdéfauts de ses premiers écrits y sont poussés jusquauxextrêmes. Les chevaliers quil avait créés, même dans sameilleure période, nétaient que fer et sentiment, ilsnavaient ni bon sens ni raison. Les femmes ne sontque des poupées dont la chevelure dorée descend avecgrâce sur leur visage de roses. Gomme les romans de