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1 (1863)
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347
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DE LALLEMAGNE.

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celui-ci, aussitôt que son « humour » atteint une hau-teur tragique, tombe sans transition aucune dans le tonle plus égrillard et le plus cynique; tandis que Jean-Paul , pour peu que la plaisanterie commence à devenirsérieuse, se met à pleurer petit à petit, et laisse toutdoucement tomber ses larmes goutte à goutte. Non,Sterne sent encore plus profondément que Jean-Paul,car il est un plus grand poète. Il est comme je lai déjàdit, sorti de la même souche que Shakspeare, et lui aussia été élevé sur le Parnasse par les nobles demoisellesde ces hauts lieux, les Muses. Mais, comme les femmesfont toujours, elles lont gâté de bonne heure par leurscaresses. Cétait lenfant chéri de la pâle déesse de latragédie. Un jour, dans un accès de tendresse cruelle,elle lui baisa le cœur avec tant de passion, tant damourdélirant, que ce jeune cœur commença à saigner etcomprit tout à coup toutes les douleurs de ce monde;le tendre cœur de poète fut rempli depuis dune inef-fable commisération. Mais la plus jeune fille de Mné-mosine, la fraîche déesse de la gaieté, accourut bienvite sur ses socques gaillards et prit dans ses bras len-fant endolori. Elle chercha à le calmer par ses rires etses chants, lui donna pour hochet son masque comiqueet les grelots de la folie, et posant sur ses lèvres sonplus agaçant baiser, elle le dota de toute sa légèreté, detoute sa folâtre étourderie, de toute sa verve déver-gondée. Et depuis ce temps le cœur et les lèvres deSterne tombèrent dans un singulier désaccord. Quand