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1 (1863)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

veut en vain retenir le corps de son père ; il flotte paisi-blement au large vers la belle Égypte, lon attend sonarrivée pour lensevelir, conformément à son rang, sousune des plus hautes pyramides. Rien nest plus touchantque le repas funèbre par lequel la jeune fille honore lamémoire de son père. Elle étend un voile blanc sur unegrande pierre dans les champs; elle place des mets etvin, et mange solennellement. Lexcellent Arnim esttoujours attendrissant lorsquil nous parle des Zigeuner,auxquels il a voué une constante compassion dans plu-sieurs de ses ouvrages, entre autres dans la conclusiondu Cor merveilleux , il prétend que nous devons auxBohémiens dimmenses bienfaits, et surtout la plupartde nos médecines. Nous les avons payés dingratitudeet persécutés cruellement. Il se plaint que tout leuramour pour nous ne leur a pas valu une patrie, et il lescompare, sous ce point de vue, aux petits nains dontparle une de nos légendes, qui apportaient tout ce quiétait nécessaire aux festins de leurs ennemis, mais quonbattit et quon chassa du pays à cause de quelques poisquils prirent dans un champ. Ce fut un triste spectacleque la vue de toutes ces petites gens galopant pendantla nuit sur le pont, défilant comme un troupeau de bre-bis , et forcés chacun de déposer en partant une petitepièce de monnaie, jusquà ce quils en eussent rempliune tonne.

Une traduction d 'Isnbella clÉgypte, ne servirait passeulement à donner aux Français une idée des écrits