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1 (1863)
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DE LALLEMAGNE.

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souveut un croûton qui était trop dur pour ses vieillesdents, et lui donnait de temps en temps un coup de piedavec humeur. Ce dernier souvenir touche le bon Franzjusquaux larmes, et il se plaint amèrement que son pèresoit mort et ne puisse plus lui donner de coups.

Les romans dArnim se nomment les Gardiens de laCouronne et la Comtesse Dolores. Le premier de cesromans a aussi un magnifique début. La scène est auhaut de la tour de vigie de Waiblingen, dans la petitechambre du gardien et de sa digne et grosse femme, maisqui nest pas aussi grosse quon le croit en bas dans laville. En effet, on la calomnie en disant quelle est de-venue si corpulente dans sa tour, quelle ne peut plusdescendre létroit escalier tournoyant, et que, ne pouvantsortir, elle a été obligée, après la mort de son premiermari, le vieux gardien, dépouser le nouveau tourier. Lapauvre femme saffligeait fort de ces méchants propos,et elle ne pouvait descendre lescalier, uniquement parcequelle avait des vertiges. Le second roman dArnim,la Comtesse Dolores , offre encore une brillante entréeen scène, et lauteur y peint admirablement la poésie dela pauvreté, et, de plus, la pauvreté noble dont il souf-frait lui-même alors, et quil a souvent choisie pour sonthème. Quel maître que cet Arnim, dans la peinture deki destruction ! Je crois toujours voir devant mes yeuxle château désert de la jeune comtesse Dolores, quisemble encore plus ruiné, à cause du riant goût italiendans lequel le vieux comte la bâti, mais sans lachever.