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1 (1863)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

quer ce mot de Steevens au sujet de Voltaire, qui parlaitavec mépris de Shakspeare, après sêtre servi dOlhellopour composer son Orosmane : « Ces gens- ressemblentà des voleurs qui mettent le feu à la maison ils ontvolé. » Pourquoi M. Tieck na-t-il jamais convenable-ment parlé dArnim, lui qui sait dire de si belles chosessur tant de mauvaises œuvres insignifiantes ? MM. Schle-gel ont également gardé le silence sur Arnim. Ce nestquaprès sa mort quil obtint une notice biographiquedun compagnon de lécole. Je crois que la renomméedArnim ne put jamais sélever bien haut, parce quilétait resté encore beaucoup trop protestant pour ses amisdu parti catholique, et parce que, dun autre côté, leparti protestant le tenait pour un crypto-catholique. Maispourquoi le public la-t-il repoussé ? le public, pour quises romans et ses nouvelles se trouvaient placés danschaque salon de lecture ? Holfmann eut le même sortquant à la presse littéraire. Il ne fut presque pas parlé delui dans nos gazettes et nos feuilles esthétiques, la hautecritique observa un dédaigneux silence à son égard ;mais toutefois il fut généralement lu. Pourquoi le publicallemand négligea-t-il Arnim, un écrivain dont limagi-nation était si vaste et embrassait tant de choses, dontlâme était empreinte dun sentiment si profond, et quipossédait à un si haut degré le don de peindre ? Quelquechose manquait à ce poète, et ce quelque chose étaitjustement ce que le public cherche dans les livres, la vie.Le peuple exige que les écrivains éprouvent avec lui ses