I)E ^ALLEMAGNE.
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patrie a été heureusement détournée par la sagesse et laforce de la diète de Francfort. Une révolution n’éclaterapas en Allemagne, on doit l’espérer; nous sommes pré-servés de la guillotine et de toutes les horreurs de la li-berté de la presse ; les chambres des députés , dont laconcurrence faisait tant de tort aux théâtres, qui ontcependant des privilèges concédés antérieurement, se-ront supprimées, et Fart est sauvé. On fait en ce mo-ment, en Allemagne et particulièrement en Prusse, toutce qu’il est possible de faire pour l’art. Les muséesrayonnent de toutes les couleurs de l’iris, les orchestresretentissent, les danseuses exécutent leurs plus volup-tueux entrechats, le public est distrait et réjoui par milleet un contes, et la critique de théâtre fleurit plus quejamais !
Justin rapporte dans ses histoires que Cyrus, ayantapaisé la révolte des Lydiens, sut réfréner l’esprit tur-bulent de ce peuple courageux, en le forçant de s’oc-cuper des beaux-arts et d’autres choses joyeuses. Depuisce temps, il ne fut plus question des émeutes lydiennes;les restaurateurs lydiens, les danseuses et les artistes dupays, n’en furent que plus célèbres.
Nous avons maintenant du repos en Allemagne; lacritique du théâtre et les contes y sont de nouveau l’af-faire principale, et comme M. Tieck excelle dans cesdeux branches, tous les amis de l’art lui paient le tributd’admiration qui lui est dû. C’est, en effet, le meilleurécrivain de nouvelles de l’Allemagne. Ses écrits ne sont