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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
prit le moins au sérieux. Il la soutint de ses talents: il laseconda pauses études, se réjouit tant que la chose allabien; et lorsque l’école prit une mauvaise fin, il poussases études dans une autre voie.
Bien que l’école soit tombée en ruines , les efforts deM. Schlegel ont eu cependant de bons résultats pournotre littérature. Il avait surtout montré comment onpouvait, traiter des objets scientifiques dans un langageélégant. Auparavant, nul écrivain allemand n’osaitécrire un livre scientifique dans un style clair et agréable :on écrivait dans un langage sec et diffus, qui sentait,affreusement le tabac et la chandelle. M. Schlegel estdu petit nombre des Allemands qui ne fument pas detabac, vertu qu’il doit à la société de madame de Staël.En effet, il doit à cette dame ce poli extérieur qu’il a pufaire valoir en Allemagne, avec tant d’avantages. Sousce point de vue, la mort de l’admirable madame de Staëlfut une grande perte pour ce savant Allemand, qui trou-vait, dans son salon, tant d’occasions de connaître lesmodes nouvelles, et qui, en sa qualité de son accompa-gnateur dans tontes les capitales de l’Europe, pouvaitvoir le beau monde et s’approprier les plus belles ma-nières. Ces habitudes de société lui étaient devenues sinécessaires, qu’après la mort de sa noble protectrice, ilne fut pas éloigné de s’offrir à la célèbre Catalani pourl’accompagner dans ses voyages.
Comme je l’ai dit, la propagation de l’élégance est leprincipal mérite de M. Schlegel; et, grâce à lui, il se