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1 (1863)
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214 ŒUVRES DE HENRI HEINE,

tisme, qui ont été professés en tout temps par nos grandsgénies, par Lessing, par Herder, par Schiller, Goethe,Jean Paul et toutes les âmes élevées de notre patrie.

Ce qui arriva ensuite en Allemagne vous est hienconnu. Lorsque Dieu, les frimas et les Cosaques eurentdétruit les meilleures troupes de Napoléon, nous autresAllemands il nous prit la plus vive envie de nous délivrerdu joug étranger ; nous brûlâmes de la colère la plusmâle contre cette servitude trop longtemps supportée ;nous nous échauffâmes aux sons des belles mélodies etdes mauvais vers des chansons de Koerner, et nous ga-gnâmes la liberté dans les combats, car nous faisons toutce que nous commandent nos princes.

Dans la période où se livrait cette lutte, une école,disposée hostilement contre la manière française, et quivantait tous les vieux goûts populaires de l’Allemagne,dans l’art et dans la vie réelle, devait trouver un vigou-reux appui. Les principes de l’école romantique se pas-sèrent alors de mains en mains avec les excitations desgouvernemeuts et le mot d’ordre des sociétés secrètes;et M. A.-G. Sclilegel conspira contre Racine dans lemême but que le ministre Stein conspirait contre Napo-léon. L’école vogua avec le torrent du temps, torrentqui remontait vers sa propre source. Lorsque enfin lepatriotisme allemand et la nationalité allemande eurentremporté la victoire, l’école romantique, gothique, ger-manique, chrétienne, triompha définitivement, ainsi que«l’art patriotique, religieux, allemand. » Napoléon, le