DE L’ALLEMAGNE.
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blant qui pèse sur lui ; et sa désertion de sa propre doc-trine. nous l’expliquerions comme la suite de cette loinaturelle, qui veut que l’homme qui a consacré toutesses forces à l’expression ou à l’exécution d’une idée,cette tâche une fois accomplie, tombe épuisé dans lesbras de la mort ou dans ceux de ses ci-devant adver-saires.
Par une semblable explication, nous comprendronspeut-être d’autres phénomènes plus criants de cetteépoque, qui nous affligent profondément. Nous com-prendrons pourquoi des hommes qui ont tout sacrifiépour leur opinion, qui ont combattu et souffert pour elle,alors qu’ils ont enfin vaincu, abandonnent cette opinionet passent dans le camp ennemi ! Après une pareilledéclaration, je dois aussi faire remarquer que ce n’estpas seulement M. Schelling, mais bien en quelque sorteaussi Kant et Fichte qu’on peut accuser de défection.Fichle est mort encore assez à temps pour que sa dévia-tion de sa propre philosophie ne fût pas trop éclatante ;et Kant a été infidèle à la Critique de la Raison pure,quand il a écrit la Critique de la Raison pratique. L’ini-tiateur meurt... ou devient apostat.
Je ne sais comment il se fait que cette dernière ligneagit d’une manière si mélancolique, si amollissante, surmon âme, que je ne me sens plus en ce moment la forcede consigner ici les autres vérités qui regardent leM. Schelling actuel. Louons donc plutôt le Schellingd’autrefois, dont la mémoire rayonnera éternellement