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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
rante duquel le Romain païen attacha l’écriteau iro-nique : « Roi des Juifs ! » ce même roi dérisoire desJuifs, couronné d’épines, revêtu d’une pourpre insul-tante, devint à la fin le dieu des Romains, et il leur falluts’agenouiller devant lui. Gomme jadis la Rome païenne,Rome chrétienne a été vaincue, elle est même devenuetributaire. Si tu veux, cher lecteur, te rendre, dans lespremiers jours du trimestre, rue Laffitte, n° 15, tu verrass’arrêter, devant le portail élevé, une lourde voiture dolaquelle descend un gros homme. Celui-ci monte unescalier qui conduit à un cabinet où un homme d’assezbonne mine est assis avec une nonchalance de grandseigneur, dans laquelle cependant perce quelque chosed’aussi solide, d’aussi positif, d’aussi absolu, que s’ilavait dans sa poche tout l’argent de ce monde; et il aen effet tout l’argent du monde dans sa poche, car ils’appelle M. James Rothschild, et le gr»s homme estmonsignor Garibaldi, l’envoyé de sa sainteté le papeet il apporte comme son représentant les intérêts del’emprunt romain, le tribut de Rome.
A quoi bon maintenant le Talniud?
Moïse Mendelsohn mérite donc de grands éloges pouravoir ruiné le catholicisme juif, au moins en Alle-magne; car ce qui est superflu est nuisible. En rejetantla tradition, il tâcha cependant de maintenir commedevoir religieux les lois rituelles du Pentateuque. Était-ce timidité ou sagesse? Eut-il un retour de sympathiedouloureuse qui l’empêcha de porter sa main destruc-