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pourrait qu’elle fût appelée, par cette même cause, àrentrer en lice.
Cette remarque est applicable à la question de libertéacadémique qui agite aussi vivement les esprits en Alle-magne. Depuis qu’on a cru découvrir que c’est dans lesuniversités que règne le plus d’excitation politique, c’est-à-dire d’amour de la liberté, on insinue de toutes partsaux souverains qu’il faut étouffer ces institutions, ou dumoins les changer en écoles ordinaires. De nouveauxplans sont apportés de toutes parts, et le pour et le contrediscutés avec ardeur. Mais les adversaires avoués desuniversités, tout aussi bien que ceux de leurs défenseursqui se sont présentés jusqu’ici, ne paraissent pas avoirbien saisi le véritable côté de la question. Ils ne com-prennent pas que lajeunesse est partout animée d’enthou-siasme pour la liberté, et que, les universités fermées,cette enthousiaste jeunesse, comprimée jusqu’alors dansces universités, se répandra en d’autres lieux, feraalliance avec la jeunesse des villes de commerce et de laclasse des artisans, et s’exprimera avec plus de force.Les défenseurs des universités ne cherchent qu’à prouverque la science de l’Allemagne sera anéantie avec lesuniversités, que la liberté académique sert aux études,qu’elle permet aux jeunes gens d’envisager les chosessous des aspects divers ; comme si quelques vocablesgrecs ou quelques rudesses de plus ou de moins faisaienquelque chose à l’affaire ! Et qu’importent aux prince.la conservation de la science, l’étude et la civilisatior ,