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Essai sur l'art de constituer des peuples : ou examen des opérations constitutionelles de l'Assemblée nationale de France
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particulières hors de la maffe du peuple, je nefais fi elle ne recouvreroit pas une partie defon ancienne influence, & fi elle ne revien-droit pas à fe replacer de nouveau commepouvoir au milieu de la conftitution.

A préfent , quels font les inconvéniens del’infertion de nouveaux pouvoirs dans la conf-titution, je ne crois pas devoir infifter beaucoupà cet égard; on fent que ce ne peut jamais êtrequ’au détriment de quelques-uns des anciens :or, une fois qu’un de ceux-ci affoiblis par desmorcellemens, ne peut plus avoir la mêmemtenfité d’aâion ou de veto, il eft évident qu’ileft bientôt envahi par les autres. On enpeut citer un exemple frappant dans notre-hiftoire : c’efl: au commencement de la

troifieme race, lorfque l’autorité royale étoitprefquç réduite à rien fous l’empire des barons.Mais dès que nos rois eurent trouvé le moyend’aflocier aux confeils de l’état, des bacheliers,des licenciés, cette nouvelle armée d’hommes deloi , ' s’inveftit aufîi-tôt de la haute juftice duroyaume, en dépouille les barons qui ne furentplus rien , ôc les rois & les légifies furenttout (1).

(x) Trois chofes me paroiffent menacer, la ton^i ••