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CHAPITRE X.
De l’injütution de la religion et du clergé dansleurs rapports politiques.
L’homme est naturellement superftitieux,mais il n’est pas religieux. La religion ne seforme en lui, fi j’ose m’exprimer ainfi, que dufentiment même de la superstition dirigée versune croyance raifonnable et des objets utiles.Les peuples ont toujours un grand intérêt poli-tique à conferver leur religion. Quand cettereligion est une fois établie, quand elle s’estaccommodée avec les mœurs , les goûts, leshabitudes d’une nation , fa deftrudion doitentraîner nécessairement une convulfion danstoute fa maniéré d’exifter. Par conféquent ceuxqui se ménagent de loin des moyens de ren-verfer le culte établi, fe ménagent réellementdes moyens de troubler le bonheur et la tran-quillité de l’état. Voilà les véritables fanatiques^voilà les véritables ennemis publics , contrelefquels la fociété doit prendre des précautions,de la même maniéré que certains empires del’Afie en prennent contre les divers prédicansqui tentent d’y établir une religion différente
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