Du droit de citoyen, & des qualités né affairespour la repréftntation nationale.
A.PRÈS avoir déterminé de quelle maniérédévoient fe former les martes politiques , il nenous refte qu’à examiner ce qui conftitue l’in-dividu politique , c’eft-à-dire le citoyen.D’abord, j’obferverai que c’eft par une monf-truofité de langage aufli-bien que de politique,que l’aflemblée nationale a admis des citoyenspaflifs & des citoyens aftifs ; car des citoyenspaffifs ne font autre chofe que des citoyensnon-citoyens. Le droit de cité eft un; tousceux qui en font invertis font nécertairementau même niveau ; & dès-lors on ne peut pasêtre plus ou moins citoyen ; tous ceux quine font pas citoyens aftifs , tous ceux quifont écartés de l’influence politique & civile ,peuvent être habitans d’un pays; mais, très-certainement, il n’en font pas citoyens.
J’avois cru , fur la qualité de citoyen ,devoir préfenter â l’aflemblée nationale , desvues qui ne furent pas adoptées ; cela n’em-