raîn, qui doit avoir la nomination de fes juges.A-t-il fallu un accufateur public dans chaque tri-bunal? c’elt le peuple, comme fouverain, quidoit l’inflituer. Y aura-t-il un appel du juge-ment des jurés? Il ne fauroit y avoir d’appel,dit M. Duport, car Us jurés ne font autre, chofeque le peuple lui-même , au-dejfus duquel il nya aucunepuijfance; en un mot, faut-il des curés,des évêques , des commandans militaires ,c’eft le peuple qui doit difpofer de toutes cesplaces, parce que c’ell: du peuple, dit-on,que viennent tous les pouvoirs , & qu’il doitles exercer par lui-même toutes les fois qu’ilpeut fe difpenfer de les déléguer. ( i ) Ainfidans la doèlrine de la majorité de l’affembléenationale, la fouveraineté du peuple en mafl'eeft toujours appliquée partiellement au peupled’une ville , d’un diftrift &: d’un canton; dès-lors il eft impoflible qu’un ordre public puiffeexifter, & que la fociété entière ne foit pasdiffoute. Je me difpenferai après cela derevenir fur ce que j’ai dit du danger de re-mettre la nomination de toutes les places àces branches partielles du peuple. On a vu
( i ) Voyeqj tous les dif cour s de M. Thouret