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ce but ; d’abord la maniéré dont l’aflembléea confidéré fans ceffe la fouveraineté dupeuple , efl peut-être ce qui a accéléré leplus la ruine du royaume. Métaphyfiquementparlant, comme nous l’avons dit, le peupledoit être regardé comme le feul véritablefouyerain, lafource unique de tous les droits& de tous les pouvoirs ; mais quand on parleainfi du peuple, ainii que nous l’avons déjàremarqué, c’efl le peuple en malle qu’on doitavoir en vue, c’eft l’affociation entière quel’on comprend alors fous ce mot peuple. Diredans un autre fens que le peuple eft fouve-rain, c’eft vouloir qu’il n’y ait plus ni fou-verain ni peuple ; car fi le peuple de Paris ale droit de fe dire fouverain, le peuple deVerfailles a fans contre-dit le même droite auffibien que celui de toutes les villes du royaume,& par fuite, des,bourgs, bourgades, villages& hameaux ; il y aura donc autant de fouve-rains que de corporations particulières, demême autant que d’individus ; cette doéfrinedéteftable eft la mort de toute fociété.
Et cependant voilà comment l’aflembléenationale a réufti à disjoindre toutes les partiesdu royaume. A-t-il fallu des juges dans un diftriél;c’eft le peuple de ce diftrift, comme fouve-
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