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& fi familiers aux démagogues, je le demandealors, que deviendroit la liberté, fans autresfecours que de petits départemens bien ifolés,bien diyifés entre eux d’efprit d’intérêt, d’ha-bitude , J & tenus fans ceffe dans un état d’af-foibliffement, tant par leur propre divifionque par l’attion continue d’une force prin-cipale 6c prédominante ? De tels pointsferoient-ils en état d’oppofer une grande ré-fiftan'ce? La feule ville d’Athènes qui avoit àpeine une population de trente mille âmes,n’avoit-elle pas trouvé le moyen de dominertoute la Grece 6c une partie de l’Afie ? Et lecanton 6c la ville de Berne , quelle prépon-dérance ne fe font-ils pas acquife de même furtout le refte de la confédération helvétique ?
On a répondu à cette preffante objeélion,qu’une ville ou une corporation, quelque con-fidérable qu’elle pût être, n’ayant jamais dansJe corps légiflatif qu’une quantité déterminée derepréfentation , fon influence ne pouvoitpar conféquent jamais s’augmenter ni s’accroî-tre ; mais certainement on- voit que cette ré-ponfe répond aux difficultés qu’on ne fait pas,6c ne répond en aucune maniéré à cellequ ’on fait. N’eft-ce pas fe faire illùfion quede réduire au feul corps légiflatif toute l’in-