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fluence politique & nationale, comme s’il n’étoitpas évident par toutes les notions de la raifon,comme par tous les témoignages de l’hiftoire,que la force d’une adminiftration particulière,lorfqu’elle eft auffi puiffante, a une aélion expan-five qui cherche à tout abforber en elle , &à tout envahir. Oui, & c’eft une vérité conf-tante, du moment qu’un fentiment général defoiblefle a abaiffé toutes les parties d’unempire au défions d’une corporation particu-lière , du moment que cette corporation, parune oflentation adroite de fes forces &c de faprédominance, a bien pénétré tout ce quil’entoure de ce fentiment d’abaiffement &d’infériorité , quelque chofe qu’on faffe, lamaffe des citoyens ne préfentera bientôt qu’unamas d’hommes plus ou moins préparés à lafervitude; & alors au milieu de cette humilia-tion , de cette dégradation de toutes lesforces & de toutes les efpérances , que de-viendra votre fénat, que deviendra un fénatfoible &c timide? & certes ce que devint lefénat d’Angleterre, fous Henri VIII, le fénatde Suede fous Charles XII , ce que devintenfin l’univers entier fous la domination dede Rome. Et ce fera encore fins protêt , fansintention , fans but déterminé, même avec