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je dois dire d’abord qu’elles me paroiffenttrop multipliées, & j’ai fait voir dans le cha-pitre précédent l’inconvénient de cette mul-tiplicité. Je dois dire enfuite, que de fi petitsmorcelemens me paroiffent affoiblir prodi-gieufement les différentes parties du corps po-litique , tandis que certains membres & la têtefur-tout demeurent d’une force démefurée.Parisoffre, en effet, cet exemple inouï d’une forceprodigieufe. Au milieu d’une nation quifait retentir de toutes parts les noms deliberté - & d’égalité , une population de huitcent mille âmes, foixante mille hommes armésen guerre, & déjà difciplinés fous un chef ex-périmenté , une quantité confidérable de ca-nons ; de munitions &c d’approvifionnemensde guerre, un confeil, une police indépen-dante, un numéraire confidérable : telle eftla maffe énorme qui fe préfente , & qu’on vafaire jouer au milieu des atomes politiquesqu’on a formés. Or , fi jamais; un génie ardent& inquiet,armé de toutes les reffources, dutalent, de l’intrigue & de l’opulence, alloit,comme on a vu tant de fois, s’emparer del’efprit de cette multitude, échauffer fes dé-firs, exalter fes efpérances, égarer fes idées,fe l’attacher enfin par tous les moyens fi connus
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