eft le véritable repréfentant de tous qui eftfpécialement commis pour veiller à l’exécutionf de la loi pour tous, parce que le juge qui ne| doit pas être fous fon influence , doit cepen-* dant être fous fa proteftion immédiate ,& que cette proteftion eft bien plus a&ive,quand l’homme de la loi eft en même-tempsl’homme du roi &c inftitué par lui ; car la loi& le prince doivent toujours être Ôc paroîtreinféparables. Celui qui bleffe la loi dans unebonne conftitution doit, pour ainft dire, bief-fer le prince, & ce n’eft même que par cetteefpece de ptrfonnalitê , qu’il peut être fuffifam-ment &c conftamment ftimulé au maintien & àla protection de l’ordre.
Au lieu qu’un juge qui n’aura d’autre appuique le petit fragment de peuple qui lui auradonné fon vœu , & qui eft épars autour delui, quelle fera fa reflource, lorfque ce frêleappui qui fait toute fa force, fe tournera con-tre lui-même ? comment me perfuadera-t-onque cette partie du peuple fe foulevant contrefa propre créature, refpe&era davantage l’ou-vrage de fes mains, que celui de l’aflociationentière, ou du monarque qui en diftribue lesforces. Ne retomberons-nous pas bientôt danscet arbitraire qu’on a fi fort reproché au def-