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ceffe attaqué par des impulfions étrangères»un juge qui craint , qui a des intérêts per-fonnels à ménager, un juge enfin qui efi ré-duit à tâtonner entre la rigoureufe équité &les confidérations, eit nécefiairenaent un mau-vais juge.
Refte enfin une troifieme queftion , qui efl:de favoir fi les juges feront nommés par leroi ou par le peuple, c’eft-à-dire par les jufti-ciables. Pour avoir du doute fur une femblablequeftion, il me femble qu’il ne faut pas avoirla moindre idée de ces trois mots : juge, juf-ticiable & peuple.
Et d’abord , qu’eft-ce que le juge ? C’efl:l’arbitre, c’efl: le difpenfateur de la loi, c’efl:l’homme chargé d’appliquer fuivant fa con-fidence la volonté générale à des cas particu-liers. Or, il efi inconteftable que la loi ne foijle bien de tous , que tou,s aient le même droità la loi ; le juge doit donc être l’homme &cle minifiue de tous, pour tous; il ne doit doncpas être le prépofé feulement d’un village ,d’une communauté, d’un canton, d’un diftrift,d’un département ; il doit être le prépofé del’aflociation entière : car c’efl; la chofe del’affociation entière qui efl: dans fes mains.
Et certes, un village , un canton, un dif-
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